Quelques photos d'une ville qui mérite le détour!
Quelques photos d'une ville qui mérite le détour!
Après la prise de Bobastro par Abd Al rahman III, l’Islam règne en maître à Malaga. Il s’en suit une époque de paix et une réorganisation sociale. Les villes se développent et, dans le monde rural, les alquerías (fermes et leurs dépendances) essaiment. L’artisanat et le commerce fleurissent. Les terres irrigables sont la base de l’agriculture intensive.
Le système en vigueur dans le Califat brilla de tous ses feux jusqu’à la mort d’al-Hakam II en 976 ; ce dernier laisse un seul fils qui monte sur le trône alors qu’il n’est encore qu’un enfant sous le nom de Hisam II. Différents événements auront lieu sous ce règne qui conduiront à la destruction du Califat au fil du temps. Ils seront à l’origine d’une crise qui aboutira au morcellement du Califat en de nombreux royaumes dénommés Taifas. Il s’agit d’une crise d’ordre politique et de luttes intestines pour le pouvoir qui ne remettent pas en question le système islamique.
La crise du Califat entraîne l’apparition de nombreux califes appuyés par différents groupes et que les gouvernants reconnaîtront ou non en fonction de leurs intérêts.
C’est au cours de ce siècle de luttes que l’Alcazaba (forteresse) de Malaga est construite.
L'Alcazaba:
Cette construction impressionnante, dont la plus grande partie fut réalisée au XIe siècle, était le palais forteresse des
gouvernants musulmans de la ville.
Elle se dresse sur une colline tout en s'adaptant à sa topographie.
Elle est constituée de deux enceintes fortifiées. L'inférieure - qui entoure complètement l'enceinte supérieure - est un grand espace s'adaptant à la topographie de la colline. La supérieure,
également très adaptée à la forme de la colline, est bien défendue sur les deux flancs. Elle abrite le Palais.
Les empires Almoravides et Almohades d’origine berbère se succèdent depuis la fin du XIe jusqu’au XIIIe s. Nous assistons à l’incorporation définitive des terres et de la ville de Malaga dans l’Occident méditerranéen; ce fait se reflète non seulement dans l’essor de la ville, mais encore dans le dirigisme économique du monde rural qui permettra à la longue une exploitation de type précolonial.
Malaga comprenait deux faubourgs en dehors de ses murailles et entretenait des relations commerciales discrètes avec le Maroc. La ville comptait une classe moyenne qui se consacrait à l’artisanat et au commerce régis par le traité de gouvernement du souk rédigé par Al-Sagasti de Malaga.
J'ai eu l'occasion de goûter de nombreuses choses à Malaga! Des plats typiques espagnols et d'autres plus spécifiques à Malaga...
Pour les plats espagnols, il y a les fameuses tapas: ce sont des plats servis en petites rations, qui acompagnent un verre de vin par exemple...
Souvent, les espagnols sortent le soir, prennent une ou deux rations de tapas dans un bar avec un verre puis vont faire la même chose dans un autre bar. Exemple de tapas: salade russe, salade de
piments, "albondigas" (ce sont des boulettes de viande en sauce), fromage, tortilla de patata
(omelette de patates bien cuite), jambon, petites brochettes, salade de fruits de mer...
La charcuterie est aussi très présente: chorizo, jamon (jambon), salchichon (saucisson)...
En ce qui concerne les spécialités de Malaga, voici quelques exemples:
_ la tarta malagueña: il s'agit d'un gâteau fait d'amandes, de sucre, d'oeufs, de margarine, de raisins secs, de vin de Malaga et de canelle.
_ les "torta de aceite": ce sont des gâteaux de la taille d'un biscuit, avec un goût d'anis, beaucoup plus
secs que la tarta malagueña et qu'on préfère tremper dans son café ou dans un chocolat au lait.
_ "la pasta de higos": il s'agit d'une pâte de figues sèches.
_ les "espetos de sardinas" servis dans les "chiringuitos", c'est-à-dire les restaurants de bord de mer. Les "espetos de sardinas" sont composés
de 5 sardines entières (on ne le vide pas et elles gardent leur tête) empallées dans une canne à sucre sèche qui sera plantée dans les braises pour que les sardines cuisent lentement dans leur
jus. Dans les chiringuitos, le barbecue utilisé est une barque!
_ "los mantecados": ce sont des petits biscuits qui se mangent en hiver, à Noël. Ils ne sont vendus qu'en
Rien ne vaut une balade dans la montagne pour oublier la ville retrouver le calme! Enfin... quand on part avec Pierre-Alain et Amine, c'est
plutôt difficile d'avoir du calme... Voire impossible!
Le Torcal d'Antequera est surprenant par les paysages rocheux qu'il offre! Les rochers semblent empilés pour former des formes extravagantes et gigantesques! Comme dirait Pierre-Alain, on se
croirait sur la lune!... avec les touristes en plus. En effet, cela a été la seule petite déception. Alors qu'on avait l'impression de se perdre dans la montagne ( la route, pendant plusieurs
kilomètres, étant la seule trace de civilisation), on a eu la mauvaise surprise de voir une fois arrivés à l'entrée du parc que le site était occupé par des parkings et une boutique souvenir.
Cette sitution ne déplaît pas pour autant à tout le monde puisque vous verrez que les résidents du parc y ont pris leurs habitudes!
Nerja est une ville du bord de mer, connue pour ses grottes (que je n'ai pas pu visiter) et pour la vue splendide qu'offre son "balcon de
l'Europe" sur la mer. Je retiens aussi de Nerja une promenade le long de la mer entre d'énormes rochers formant des couloirs... un labyrinthe coincé entre la mer et la falaise au-dessus de
laquelle se devine la
ville!
Du Lundi 21 Avril au Vendredi 25 Avril 2008, a lieu la 26ème semaine de la culture andalouse dans l'école Garcia Lorca. Le thèmede cette année
est "Melilla: ciudad autonoma". Melilla est une ville espagnole mais qui se situe de l'autre côté de la mer méditerranée, sur la côte africaine et qui est voisine du Maroc.
Le lundi 21 Avril a eu lieu l'inauguration de la semaine, avec un discours, une conférence audiovisuelle, des danses, l'interprétation des hymnes
de Melilla et d'Andalousie, des expositions puis une coupe de vin et une dégustation de plats typiques de Melilla. Au cours de la semaine, les
élèves auront des conférences diverses, en vidéo, des temps pour découvrir des jeux traditionnels et visiter les expositions, un petit déjeuner andalou (pain grillé recouvert d'huile d'olive avec
un petit peu de sel), et des contes théâtralisés
pour les maternelles.
Les villages blancs sont incontournables en Andalousie! Et celui-ci, avec ses rues pavées de galets noirs et blancs formant des dessins
différents au fur et à mesure que l'on avance est particulièrement jolie!
La caña: faite d'une canne à sucre séchée fendue sur la longueur, que l'on secoue ou tape dans
la main. Elle est utilisée pour accompagner les fêtes locales.
Las castañuelas: ce sont les castagnettes!
La zambomba: il s'agit d'un tambour de friction composé par un récipient cylindrique ou conique en terre cuite et fermé sur la partie supérieure
par une membrane tendue, dans le centre de laquelle est placé une tige verticale qui pénètre jusqu'à l'intérieur de l'instrument. Quand on frotte la tige, la zambomba produit un son grave.
Il s'agit d'un instrument typique des fêtes de Noël qui accompagne les chants de Noël espagnols, les "villancicos".
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