La plaza de toros

Publié le par Virginie

                                                                 undefined                                     Lorsqu'on monte à pied la colline surplombant Malaga, du haut de laquelle domine le château "El Gibralfaro", une vue superbe de "la plaza de toros de Malaga" s'offre à nous. "La plaza de toros", "arènes" en français, est le lieu où se déroulent les corridas. Autrefois, elles se déroulaient sur des places publiques fermées par des barrières ou des charettes. La plus ancienne "plaza de toros" encore en activité est celle de Séville, une autre grande ville d'Andalousie, en Espagne.
          L'ayant vue de loin, je décidai de m'approcher de ce lieu symbolique du folklore espagnol. Je remarquai alors une porte ouverte et une petite voix m'incita à entrer. 

Quelle ne fut pas ma surprise de trouver au coeur de ces arènes des jeunes hommes en train de s'entraîner aux gestes de la corrida!
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           Il faut savoir que les toreros ne s'entraînent jamais avec un taureau de corrida. En effet, on pense qu'un taureau, après 20 minutes de combat, va finir par comprendre que ce n'est pas la cape qu'il doit charger mais l'homme qui la tient. C'est pour cela que les taureaux que l'on voit dans les corridas vivent leur première corrida et que le temps imparti au matador pour mettre à mort le taureau est limité à 15 minutes. 5 minutes avant la fin du temps réglementaire est sonné à la trompette un "premier avis", trois minutes après la trompette donne le "deuxième avis" pour deux minutes plus tard sonner le troisième et dernier avis obligeant le torero à se retirer derrière la barrière s'il n'a pas effectué la mise à mort, ce qui est considéré comme la pire honte que peut connaître un matador. Le taureau sera alors abbattu au toril.
           Sur les photos ci-dessus, on peut remarquer deux sortes de capes: la première utilisée lors d'une corrida est la "capote" de couleur lie de vin (rose) d'un côté et jaune de l'autre. Elle est utilisée par le matador et ses peones pour faire des "passes" adin d'évaluer le comportement du taureau au début d'un combat. La deuxième est utilisée plus tard pour préparer le taureau à la mise à mort. Elle s'appelle "la muleta", c'est un leurre en tissu rouge. Pour l'anecdote, le taureau ne distingue pas les couleurs donc le rouge ne l'énerve as plus qu'une autre couleur! En fait, il charge sur ce qui bouge, et comme le torero reste immobile au bout de sa muleta...
           Les deux dernières photos montrent un jeune homme qui s'entraîne à "l'estocade". Après la "faena de muleta", le matador (du verbe matar = tuer) doit planter son épée, dans une zone près du garro de l'animal, entre la colonne vertébrale et l'omoplate droite.

           Cet article est une première approche de la corrida mais j'ai l'intention durant mon séjour d'assister à une corrida, dès qu'elles auront repris dans les arènes de Malaga, pour pouvoir témoigner du déroulement et de l'ambiance de cette activité incontournable dans la péninsule ibérique.

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Rémi 02/03/2008 03:43

Olé Olé senorita !!! Bon je vois que pour toi aussi tout se passe bien. Profite à fond...

stef 28/02/2008 17:12

Et quelle voix!!!!