Les problèmes de relation entre les enseignants et l'université

Publié le par Virginie

           Quand je suis arrivée dans l'école, le chef d'étude m'a dit qu'il y avait une enseignante dans l'école qui n'était pas dérangée par ma venue... C'est comme ça que je me suis retrouvée dans la classe de Visi. Mais Visi n'a pas de spécialité et j'étais intéressée de voir des cours de langue, d'éducation physique, de musique et aussi voir en quoi consistent les cours de religion. Ainsi j'ai demandé à l'enseignante de musique de ma classe si je pouvais assister à un de ses cours. Sa réponse a été catégorique: "No!"... et elle est partie sans plus d'explication. Je suis donc retournée avec l'enseignante qui remplaçait Visi puis que celle-ci était absente, en lui demandant si elle connaissait la raison d'un tel refus. Et il y avait une raison...

      Elle m'a dit qu'il y a quelques années, les enseignants du primaire qui voulaient une formation, pour le bien de leur classe et de leurs élèves, avaient leur inscription à la faculté gratuite, ainsi que leurs propres enfants. Mais depuis 5 ans, seuls les professeurs d'université ont ce privilège et les enseignants doivent payer entre 1500 et 3000 euros pour s'inscrire à l'université et se former. Ces sommes sont identiques pour que leurs enfants fassent des études. Alors quand l'université leur demande de prendre en charge dans leur classe les futurs professeurs en troisième année d'étude, pour un stage, de manière bénévole et avec bonne volonté, ceux-ci les refusent catégoriquement. Ils ne voient pas pourquoi ils rendraient service à l'université qui ne leur concède aucune aide. Carmina, qui remplace Visi, m'a dit qu'elle comprenait d'autant plus la professeur de musique qu'elle faisait comme elle en général, mais qu'elle ne m'avait pas demandé de sortir de la classe puisque j'ai été acceptée par Visi et que mon cas est différent puisque je suis étrangère et donc sans lien direct avec l'université. Elle m'a donné comme exemple le cas d'employés à la RENFE, la SNCF espagnole: leurs familles ont des avantages sur les billets de train, alors pourquoi nous, nous n'aurions pas d'avantages dans l'éducation alors qu'en plus c'est pour la qualité de notre enseignement que nous les demandons! Je comprends leur écoeurement, et ceci explique sûrement le fait que je n'ai obtenu un stage que très tard. Quand j'en parle à Carmina, elle me dit que je n'imagine pas le parcours du combattant des étudiants futurs professeurs à obtenir leur stage de troisième année.

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